Le syndrome d’Asperger, une forme d’autisme

Intégration Sociale et Professionnelle

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aspid » Notre organisation innovante et sociale est un collectif constitué en majorité de personnes autistes de haut niveau, et notamment Asperger, qui ont la passion du détail et de la qualité. Nous valorisons la singularité des personnes autistes et œuvrons pour transformer leurs particularités en réels avantages compétitifs et monnayables lorsque de bonnes conditions d’encadrement sont réunies.
Notre organisation mixte a pour mission de promouvoir une meilleure reconnaissance de la neurodiversité en milieu professionnel, de permettre aux personnes autistes d’exprimer leur savoir-faire, de sensibiliser et former afin d’améliorer les intégrations tant sociales que professionnelles.
Notre démarche d’aide à l’autonomie et à l’épanouissement ne reste pas une vision théorique, nous l’appliquons tant au niveau organisationnel qu’au niveau des activités proposées. ASP’ID ambitionne de fournir un cadre de co-working et d’incubation de talents en devenir. »



Autisme France, association reconnue d’utilité publique

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« Le syndrome d’Asperger n’est pas une maladie mentale d’origine psychologique : c’est un trouble du développement neurologique d’origine génétique.

Les principales perturbations des sujets atteints touchent la vie sociale, la compréhension et la communication. Ces troubles sont la conséquence d’une anomalie de fonctionnement des centres cérébraux dont la fonction est de rassembler les informations de l’environnement, de les décoder et de réagir de façon adaptée. Le sens des mots, la compréhension et la communication sont affectés. Le sujet ne parvient pas à décoder les messages qui lui arrivent (il paraît submergé par la «cacophonie » de l’environnement), ni à adresser clairement ses propres messages à ceux qui l’entourent.
Il est dispersé dans l’espace, déphasé dans le temps, dépassé par les échanges, et sa communication maladroite et hésitante se perd le plus souvent dans des tentatives avortées.
Pour être moins dispersé, il se concentre sur les détails ; pour être moins déphasé, il se complaît dans les routines ; ses échecs de communication avec les autres l’amènent à une concentration exclusive sur lui-même, sans pour autant le satisfaire (d’après G. LELORD).

Les atteintes peuvent être plus ou moins sévères selon les personnes.

Les patients atteints du syndrome d’Asperger sont étonnants de par leur culture générale et leur intérêt dans un domaine spécifique dans lequel ils excellent.
Le vrai problème : leurs difficultés d’intégration au sein de notre société.
Leurs troubles du comportement par leurs rites, leur résistance au changement et leurs angoisses qui peuvent en découler, leur préoccupation circonscrite à un ou plusieurs centres d’intérêts, leur langage le plus souvent recherché et riche en vocabulaire, leur mémoire …
Tout ceci déconcerte. Ce sont des patients excentriques et bizarres.

C’est un médecin autrichien, le Dr Hans ASPERGER, qui décrivit en 1943 (publication en 1944) des troubles du comportement chez plusieurs enfants qui avaient un développement normal de l’intelligence et du langage, mais qui présentaient des comportements proches de l’autisme et une déficience marquée dans les interactions sociales et la communication. Il appela ce trouble «autistichen Psychopathen ».

En 1944, en Autriche, on exterminait les handicapés mentaux. Il insiste pour dire qu’ils sont éducables, et, dans les années 1960, qu’il est nécessaire de faire faire des apprentissages à ces autistes «purs ». Hans ASPERGER surnommait ses patients «les petits professeurs ».

En 1981, une psychiatre anglaise, Lorna WING, va réactualiser le travail de 1944 en publiant un compte-rendu,des travaux réalisés et une proposition pour définir un «syndrome d’Asperger », à partir de la description de 34 cas. En 1991 Uta FRITH fait une traduction en anglais.

Le syndrome d’Asperger (SA) a été individualisé dans le DSM IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders de l’American Psychiatric Association) en 1994 et dans la version 10 de la classification OMS (CIM10) en 1993.

Les personnes atteintes du SA ne peuvent pas guérir, mais des stratégies éducatives et comportementales peuvent être développées pour les aider à comprendre.
Les règles sociales (comportement à table, à l’école), les jeux de rôle sont une «clé ».
Il faut élargir leur territoire.
Quel avenir en hôpital de jour ? Ce n’est pas vraiment une solution : quelle scolarité pourraient-elles y avoir ?

De nos jours, il est primordial que nos enfants puissent évoluer en milieu ordinaire compte tenu de leur potentiel.
Durant leur scolarité la présence d’une auxiliaire d’intégration scolaire est souvent nécessaire et bénéfique.A l’âge adulte pour les aider à s’intégrer au mieux au sein de notre société, un accompagnement par un référent est essentiel toute leur vie.
Celui-ci peut les guider vers l’autonomie par des apprentissages et avoir un rôle de superviseur.

Il est donc important que le diagnostic (établi selon les critères internationaux) soit posé le plus tôt possible, afin que ces personnes puissent bénéficier d’une prise en charge éducative adaptée. Trop souvent de nos jours, les parents passent pour des personnes éduquant mal leur enfant et cela ne fait que retarder le diagnostic.

Ces personnes dites « bizarres », atteintes du syndrome d’Asperger, peuvent et doivent avoir une existence « normale ».


Le cerveau d’Hugo

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« Le cerveau d’Hugo » est un beau documentaire-fiction sur le syndrome d’Asperger.

Tout y est juste: la présentation des données scientifiques actuellement disponibles, le témoignage émouvant du parcours des autistes asperger et de leur famille, la fiction écrite à partir d’une enquête approfondie et le choix des images.Ce film de Sophie Révil fera date.


Le Mur

« Le Mur » est un documentaire qui dénonce des méthodes inappropriées telle que la psychanalyse. A été censuré.


Gabriel

Ecole des loisirs, livre jeunesse, Elisabeth Motsch

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La Bécassine de Wilson

Actes sud, roman, Elisabeth Motsch

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Je suis à l’Est

Un livre de Josef Schovannec à lire absolument. Un témoignage et une réflexion d’une grande force. 

Article publié dans Les Forces du handicap :

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Autism Europe

www.autismeurope.org

Qu’adviendra-il des 3,3 millions de personnes âgées autistes lorsque leurs parents ne seront plus là?

A l’occasion de l’Année Européenne 2012 du Vieillissement actif et de la Solidarité entre les générations, les parents ayant des enfants avec autisme appellent à plus de moyens financiers et de services de soutien pour les personnes vieillissantes avec autisme.

A l’heure actuelle, 3,3 millions de personnes dans l’Union Européenne ont des troubles du spectre autistique. Cependant, dans la plupart des pays européens, il n’existe pas (ou pas assez) de services résidentiels ou d’assistance pour les personnes plus âgées avec autisme.

 

 


Joachim, porteur du syndrome d’Asperger, et sa mère
(Photo de Bernd Lehfeld)