La bécassine de Wilson

Extrait

Sur son syndrome, une étudiante était venue l’interroger chez lui. Elle souriait beaucoup et posait des questions bizarres comme: « Qu’est-ce que tu penses que tu as?  » Il avait ouvert les mains pour montrer qu’il n’avait rien, et ça l’avait fait rire, l’étudiante. « Qu’est-ce que tu as de différent des autres?  » Il avait hésité. « Ce que j’ai de différent? J’ai un blouson avec des rayures vertes. »

Au cours de l’entretien, il avait découvert avec étonnement qu’elle ne savait rien de Hans Asperger. Une étudiante, dans son esprit, était quelqu’un de savant et, si elle ne savait pas, elle aurait pu chercher sur Internet. « Il est né à Vienne, le 18 février 1906, mort le 21 octobre 1980, il a décrit le syndrome en 1944, puis en 1968… » Elle ne l’avait pas laissé poursuivre. C’était sa vie à lui qui l’intéressait, sa vie avec ce syndrome. Il ne savait pas trop ce qu’elle voulait dire, mais sa voix était douce et il aimait les voix douces. Il fit donc un effort et récita quelques phrases sur la difficulté à s’adapter. Elle voulut des exemples. Alors il dit qu’il était souvent seul, qu’il manquait d’amis, surtout depuis qu’il était au collège. Il dit aussi qu’il détestait le bruit, qu’il n’aimait pas les salles de cinéma parce que c’était toujours trop fort, qu’il ne pouvait pas faire deux choses en même temps, comme son frère, par exemple parler et mettre le couvert…

Ca lui convenait, à l’étudiante. Elle avait pris son feutre Pilot Hi-Tecpoint V7, parcouru son questionnaire en hochant la tête, serré les lèvres. Ses cheveux étaient accrochés derrière la tête, avec une méche près d’une oreille, ce n’était pas symétrique. Mais tandis qu’il remarquait que la méche faisait un petit tire-bouchon pour finir, elle avait posé cette question étonnante au sujet des filles. Une question dont il ne voyait pas le rapport avec ce qui précédait. Or, on lui disait toujours de ne pas poser de questions sans lien avec la conversation en cours. « Ce que je pense des filles? avait-il dit en écho. Rien de spécial. » Et c’était vrai. Il ne faisait pas de différence entre les sexes. Et de quoi avait-il peur? Cette fois, il n’avait pas été surpris. « De quoi j’ai peur? Vous devez être psychologue, je reconnais cette question. » Elle avait ri encore, c’était peut-être une manie chez elle, comme lui de répéter les questions.

Puis, comme sa mère lui avait appris qu’il fallait offrir une boisson aux visiteurs pour finir, il avait proposé un jus d’orange, Montana, une marque américaine, pur jus avec la pulpe. L’étudiante, alors, s’était exclamée: « Oh, merci! C’est trop gentil! » Il ne s’y attendait pas. Il ne pensait pas du tout qu’elle dirait ça, et il avait rougi jusqu’aux oreilles. Il avait pris la bouteille dans le frigo, avait fait très attention de ne pas renverser le jus sur la table, ce qui lui arrivait parfois quand il était troublé. Puis, comme elle ne prenait pas son verre, il le lui avait tendu, et elle avait souri. C’était un beau sourire, on voyait les incisives, mais il n’avait pas trop regardé sa bouche, parce qu’il fallait qu’il prenne aussi son verre à lui. Ensuite, ils avaient bu, sans rien dire, et il avait beaucoup aimé ce moment-là. Le jus était délicieux, c’était le même dans les deux verres, donc il devait être délicieux pour elle aussi. Il aurait voulu que ça dure une heure, mais ça avait duré trois minutes, peut-être même seulement deux.

Actes Sud

2008


Critiques

  • La Libre Belgique, Camille Perotti

ELISABETH MOTSCH EXPLORE LE THÈME DE L’AUTISME AVEC JUSTESSE ET SENSIBILITÉ

« Gabriel marche à grands pas. Sur ses « jambes fil de fer », il avance et contourne les obstacles de manière saccadée. Son corps semble ne pas lui appartenir, lui qui est si doux, si fluide, ses pas démesurés trahissent sa maladie. Gabriel est en décalage avec le monde comme il se sent étranger à son propre corps. « Gabriel n’aime pas attendre, ou plus exactement, son corps n’aime pas attendre. Lui est patient, très patient, il peut rester des heures à faire la même chose. » Gabriel est asperger et il sait expliquer ce syndrome autistique tant haï parce qu’il a conscience de sa difficulté à s’adapter au monde. « Ça veut dire que je ne sais pas communiquer. Pourquoi je suis comme ça? L’autisme, c’est un truc de nul! »

LA SAVEUR D’ UNE NUIT D’ ÉTÉ

Loin devant ses parents, Ariane et Pierre, Gabriel progresse sur le chemin de cette colline bourguignonne, curieux de tout, il furète, explore à son propre rythme. Il songe à la bécassine de Wilson, ce petit oiseau des marais au bec disproportionné. Par cette belle journée d’été, la famille profite de la promenade, hume l’air odorant, chemine calmement en compagnie de Friedrich, un ami allemand. Dans ce temps comme arrêté, propice aux confidences, Ariane et Pierre conversent avec Friedrich sans contraintes. Ils racontent leur chemin de vie, semé d’embûches, la douleur, la déception, l’incompréhension, le regard des autres, la différence, le rejet, le désespoir mais aussi les grandes émotions et les moments de joie. Contrairement à nombre de parents d’enfants autistes, ils sont restés unis dans l’adversité. Ainsi Ariane raconte les psychiatres qui recherchent avec obstination une cause psychiatrique et non biologique à l’autisme, faisant vivre aux parents une remise en question douloureuse. « Père démissionnaire », « mère frigidaire » ? Les parents coupables, toujours. Au sein de cette famille aimante, on ne croit pas à cette théorie. Quand ils finissent par découvrir sur Internet le syndrome Asperger, ils mettent enfin un nom sur la maladie de leur enfant. Pourtant, plus Gabriel grandit, plus les difficultés se multiplient, l’école rejette cet enfant qu’elle déclare inapte à suivre le programme scolaire ordinaire et les conseils de placement en hôpital de jour, alors que Gabriel est capable de vivre normalement, sont comme de terribles blessures. Chaque organisme spécialisé exclut un peu plus le jeune garçon pour, paradoxalement, permettre son intégration.

LUCIDITÉ, AMOUR, ESPOIR

Si les paroles d’Ariane sont aussi justes et si touchantes, c’est sans doute parce qu’elles sont vraies. Mère d’un adolescent asperger, Elisabeth Motsch a déjà écrit un livre pour la jeunesse intitulé « Gabriel » (L’Ecole des Loisirs) sur le thème de l’autisme. Le court roman (une centaine de pages) prend alors valeur de témoignage même s’il s’agit bien d’une fiction, l’écriture simple et émouvante dessinant les contours d’une journée colorée et les traits de personnages attachants. Au fil de la journée, la vie de Gabriel défile et les acteurs se réunissent. Pour le dîner, son ancienne maîtresse, un psychiatre, des amis et sa famille s’attablent et prennent conscience que ce jeune garçon si discret, si naïf et innocent est devenu le centre de leurs existences. Quand l’orage éclate, les passions et les non-dits s’expriment et s’expliquent alors que Gabriel revient. En chemin, l’enfant plein de vie a rencontré le vieux Louis qui souhaite se donner la mort. Avec simplicité Elisabeth Motsch évoque cette confrontation du bonheur et de la tristesse, de la vie, de la mort et de la maladie dans un récit délicat et lucide où apparaît, en filigrane, un message d’espoir. »

  • Nouvelles Rive Gauche, Geneviève Pascaud

« (…) Ni essai, ni reportage, ni autobiographie… mais le récit d’une longue promenade d’après-midi d’été. Entre un couple qui s’entend bien, un ami allemand qui écoute et questionne avec pertinence et un grand adolescent dégingandé qui marche loin devant et se parle à lui-même.
C’est Gabriel, un ado pas tout à fait comme les autres et sur les symptômes duquel les parents se sont longtemps interrogés, de médecins en psychiatres et psychanalystes, de traitements en thérapies les plus diverses, en passant par tous les modes d’éducation.
Jusqu’à ce que la mère, par elle-même, en surfant sur le Net, découvre le nom de la maladie liée à l’autisme: Asperger. Gabriel est Asperger, plus curieux, plus rationnel, plus méthodique, plus profondément sincère que les dits « normaux ». Mal adapté, quand même, au fil de la vie courante.
L’adolescent, passionné par la bécassine de Wilson, un oiseau dont il sait tout, rencontre durant la balade un vieux du village, un peu fou et rejeté. Deux êtres marginaux qui parviennent à se parler et à s’entendre. Gabriel pose à chacun des questions qu’on aimerait éluder.
Elisabeth Motsch ne donne pas dans la sensiblerie, ni dans une espérance spirituelle, elle dit clairement les mots qui désamorcent les silences convenus qui entourent trop souvent la différence mentale.
Elle sait rendre ensoleillée et baignée de tendresse le rude cheminement de parents d’un enfant qui pour n’être pas comme les autres, n’en reste pas moins solaire. Il y a comme du Tchékhov dans cette longue journée familiale désillusionnée, mais un Tchékhov sous le soleil de Bourgogne.»

  • Impact médecine, rubrique A lire

« Ce n’est pas qu’un énième réquisitoire contre les psychiatres et les psychanalystes. La Bécassine de Wilson est avant tout un livre poétique et bucolique. C’est même un étonnant hymne à la vie, surtout lorsque cette dernière prend une forme étrange parfois inquiétante et résolument en marge de celle des autres. Certes, les parents du petit Gabriel racontent leurs déconvenues auprès des professionnels de la santé psychique qui ont moins aidé leur enfant atteint d’autisme qu’ils n’ont culpabilisé les parents. Mais après dix années d’incompréhension douloureuse, ces derniers ont fini par trouver une réponse et surtout un nom pour l’étrangeté du comportement de leur fils: le syndrome d’Asperger. Comment ? Non pas grâce aux consultations psy, mais par leurs recherches sur… Internet où des sites spécialisés décrivaient très précisément les symptômes dont était atteint Gabriel: intérêt restreint, mais capacité intellectuelle parfois remarquable, rigidité mentale et physique, balancement du corps… Fort de cette définition reconnue, Gabriel vit enfin, tel qu’il est. Et l’auteur de raconter ses balades en forêt, où il peut passionnément s’éprendre d’un oiseau ou d’un homme. Sans mesure. « Parce qu’il peut voir chaque arbre mais ne verra pas la forêt ». Un livre « témoignage » sur le parcours des parents et de leur enfant, mais un témoignage embelli grâce aux qualités littéraires de son auteur.»

  • Arte.tv sélection livres, Alexandra Morardet

UNE JOURNÉE D’ÉTÉ SE TERMINE EN APOTHÉOSE DRAMATIQUE

« Gabriel est asperger. Il est atteint d’un syndrome autistique, identifié il y a peu. Agé d’une quinzaine d’années, il se promène avec ses parents et Friedrich, un ami, dans la campagne bourguignonne. Prenant les devants, il s’élance, cherchant à voir une bécassine de Wilson. Gabriel s’intéresse aux animaux, et peut disserter sur l’oiseau sans tarir. Mais au détour d’un chemin, il rencontre Louis, un vieil homme en colère contre sa famille qui veut l’enfermer dans une maison de retraite. Accompagné de son fusil, l’homme a décidé de ne pas se laisser faire.
Pendant ce temps, les parents de Gabriel racontent les difficultés qu’ils ont rencontrées pour obtenir que leur fils puisse faire une scolarité normale. L’incompréhension des professeurs, leur peur face à l’enfant, imprévisible et sincère ; les psychiatres et spécialistes qui voulaient l’éloigner de ses parents, rejetant la faute sur la mère. Ils se sont battus pendant des années et ont enfin identifier grâce à Internet, le syndrome de leur fils peu reconnu en France.
Pendant ce temps, Héloïse prépare la cuisine dans le jardin de la maison, Marilyne, la voisine, belle-fille de Louis, vient se joindre à elle, remplacée par un psychiatre ayant soigné Gabriel. Les conversations tournent autour de l’attitude de l’enfant et de ses progrès.
Décrit de l’intérieur, le syndrome d’asperger prend toute son ampleur. L’auteur relate les difficultés de son quotidien et son combat face à la médecine. « La Bécassine de Wilson » est un roman sur la difficulté d’être. »

  • 12 Mag, rubrique Littérature

« « J’aimerais bien m’envoler. Comme la bécassine de Wilson. Mais les humains peuvent pas voler. A part dans les avions, mais c’est pas pareil. Pas du tout pareil. » Gabriel est atteint du syndrome d’Asperger, une variante de l’autisme. Un trouble du développement « sans déficience intellectuelle, avec des intérêts restreints mais des capacités parfois remarquables ainsi qu’une rigidité mentale et physique. » Le roman d’Elisabeth Motsch, « La Bécassine de Wilson » (Actes Sud), elle-même mère d’un enfant Asperger, raconte l’épopée d’un couple confronté à un enfant soumis à ce trouble biologique.
Il y a d’abord eu les premiers symptômes: le balancement, la démarche saccadée, la peur du mouvement, le problème avec le bruit… Au fil d’une scolarité mouvementée, un enfant rejeté par les institutrices et par ses camarades. Des institutions qui se renvoient la balle. L’obligation de toquer aux portes des établissements privés pour se voir renvoyer vers des maisons spécialisées.
Surtout, l’absence de diagnostic. Ariane et Pierre attendront 10 ans pour qu’un nom officiel soit mis sur le handicap de leur fils. « Dix années de recherche éperdue pour comprendre ce mal absurde qui touchait (leur) enfant. » Entre temps, ils se coltineront à des psychiatres « membres éminents d’une frange psychanalytique tendance lacanienne. » Dont le discours ne tendra à rien d’autre qu’à les culpabiliser. Des interprétations frauduleuses qui feraient sourire si elles n’étaient pas dangereuses: « mères frigidaires », parents accusés de souhaiter que leur enfant n’existe pas, mise à l’écart conseillée…
On sent le cri de colère derrière la plume d’Elisabeth Motsch mais le bilan du calvaire enduré se fait sans amertume. Derrière la révolte et l’abattement, les rires et les moments de bonheur partagés avec Gabriel. Juste, le constat mélancolique que les « traitements éducatifs (…) ne peuvent suffire à compenser un trouble biologique aussi dévastateur. »

  • L’Orient Littéraire (supplément mensuel de L’Orient du jour), Fifi Abou Dib

« Bien que cette histoire se déroule en Bourgogne, pendant les vacances d’été, elle semble commencer chez Pagnol et se terminer chez Garcia Marquez. La Bécassine de Wilson met en scène deux marginaux, un adolescent atteint du syndrome d’Asperger et un vieillard que sa famille qualifie de gâteux. Gabriel a quinze ans, se balance étrangement depuis le berceau et, dès l’âge scolaire, plonge dans la perplexité éducateurs et psychologues. A juste titre: les personnes atteintes du syndrome d’Asperger ne sont pas de vrais autistes, même si elles présentent certains caractères de l’autisme. Gabriel ne supporte pas les bruits ni les changements. Il a du mal à respecter une consigne. Il prend les mots au pied de la lettre, incapable de comprendre une métaphore ou une allusion. Incapable de construire une relation « normale » bien qu’il ait le désir d’avoir une petite amie. On peut diriger son comportement mais souvent au prix d’une fermeté perçue par lui comme une grande violence. Il dessine à merveille et les connaissances qu’il réunit autour d’un sujet qui l’intéresse, en l’occurrence la bécassine de Wilson, sont étonnantes de précision et d’érudition.

Au cours d’une promenade en compagnie de ses parents et d’un ami de la famille, Gaby, poursuivant sa bécassine, croise le vieux Louis, armé d’un fusil, prêt à tirer sur tout ce qui l’agace. Dans la petite villégiature où tout le monde se connaît et s’échange services et victuailles, on sait que la famille du vieux Louis, sans lui vouloir de mal, envisage de le placer en « maison de repos », autrement dit à l’asile, tant il devient ingérable. Sa belle-fille croit dur comme fer qu’il possède un magot. En réalité, Louis n’est jamais revenu de la Première Guerre qui l’a épargné, mais pour quelle raison, alors que ses oncles y ont trouvé la mort et son père a été estropié. Sa passion pour le vin tient aux dates des étiquettes qui chacune commémore pour lui un événement familial. La cave dont il garde le secret a pour lui une immense valeur sentimentale que ne comprendrait pas sa famille qui ne s’intéresse, croit-il, qu’à l’argent.

Ce roman à valeur documentaire met en scène deux marginaux aux deux extrémités de la vie. Elle s’achève sous le monument aux Morts du village. Gabriel se demande encore: Combien de kilomètres la bécassine de Wilson parcourt chaque été ? Dans cette question lancinante, toute l’angoisse du monde, toute la difficulté d’envisager le parcours de la vie avec ses écueils et ses prédateurs pour un enfant inadapté, qui ne possède que les ailes de son rêve improbable pour survivre à un monde qu’il ne sait pas déchiffrer.»

  • Magazine Déclic, Emilie Gilmer

« Après avoir décrit dans un livre pour enfants (Gabriel) l’intégration scolaire difficile d’un garçon autiste, Elisabeth Motsch élargit son lectorat avec La Bécassine de Wilson. Une histoire inspirée par l’un de ses fils atteint du syndrome d’Asperger, « afin de donner à comprendre cette maladie dont les gens ont une vision très noire, dit-elle. Le roman est un moyen merveilleux pour ajouter du sens et de la profondeur à cette réalité. Il offre la liberté d’aller plus loin, de rendre les choses plus fortes et plus justes. »
Ici, l’histoire se déroule dans la douceur d’un jour d’été, alors que Gabriel a quinze ans. Durant quelques heures, à la faveur d’une écriture tout en finesse, le lecteur va partager l’univers de ce jeune homme étrange qui voue une passion à un oiseau, la bécassine de Wilson. »

  • Union Nationale Culture et Bibliothèque pour tous

« C’est une histoire simple qui se déroule tout entière lors d’une journée ensoleillée en Bourgogne. Gabriel, quinze ans, ses parents et un de leurs amis sont partis faire une grande balade dans les collines. L’adolescent se détache du groupe, comme à son habitude; autiste, il est atteint du syndrome d’Asperger. Sa démarche est bizarre: grandes enjambées et balancement d’avant en arrière. Sa curiosité, son acuité d’observation semblent extraordinaires, rien ne lui échappe. A travers la conversation des adultes se devinent les difficultés de son enfance, ses déboires dans les nombreuses écoles fréquentées, le rejet dû à son comportement désinhibé, les tâtonnements des « psys »… Gabriel n’est ni fou ni débile mais « différent » et il faut s’adapter à lui pour le comprendre, l’apprivoiser, communiquer.

Romancière pour la jeunesse, l’auteure, qui sait aborder les problèmes complexes de façon limpide, avait déjà évoqué Gabriel dans un livre éponyme. Ce court roman attachant et authentique décrit une forme d’autisme à travers un syndrome méconnu, contribuant ainsi à amoindrir la peur suscitée par de tels troubles.»

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